Avignon
1 est une ville du sud de la France, plus grande ville et chef-lieu du département de Vaucluse. Avignon s'étend sur la rive gauche du Rhône. Sur les 90 800 habitants que compte la ville, 12 000 demeurent intra-muros.
Ses habitants sont appelés les Avignonnais.
Géographie [modifier]
Plans et vues satellite : 43°56′58″N 4°48′32″E .
Localisation [modifier]
Avignon se situe au confluent du Rhône et de la Durance, et de ce fait, est limitrophe à l'ouest du département du Gard, avec les communes de Villeneuve-les-Avignon et les Angles, et au sud des Bouches-du-Rhône et des communes de Barbentane, Rognonas, Châteaurenard et Noves.
La ville se situe à proximité d’Orange (au nord), de Nîmes ou encore de Montpellier (au sud-ouest), d’Arles (au sud) et de Salon de Provence et Marseille (au sud-est).
A l'est et au nord, les communes de Caumont-sur-Durance, Morières-lès-Avignon, Le Pontet et Sorgues
Accès et transports [modifier]
Hall de la gare TGV d'Avignon.
Avignon est à proximité de deux autoroutes. L'autoroute A7 (E714), selon un axe nord-sud, sur lequel existe deux sorties : "Avignon nord" et "Avignon sud". L'autoroute A9 (E15) qui se débranche à proximité d'Orange de l'A7 pour se diriger, selon un axe nord-est sud-ouest, vers l'Espagne.
Les routes principales sont la route nationale 100 qui part, à l'ouest sur Villeneuve-lès-Avignon, à l'est vers l'Isle-sur-Sorgue et la route nationale 7 qui vient de l'est, puis bifurque au nord en voie rapide et rejoint la route départementale 225.
Avignon est desservi par deux gares. L'une en centre-ville, face aux remparts, qui est la gare historique et qui peut accueillir tout type de train, l'autre à l'extérieur, dans la zone de "Courtine" au sud de la ville, gare TGV datant de 2001.
L'aéroport d'Avignon - Caumont est en bord de commune et propose 10 lignes directes dont 4 vols par jour à destination de Paris. Environs 100 000 passagers par an transitent par cet aéroport.
La ville propose sept parkings payants surveillés et met à disposition gracieuse deux parkings surveillés soit 1200 places de stationnement.
Avignon compte également 110 kilomètres de pistes cyclables2.
Le Rhône représente aussi depuis de nombreux siècles un moyen de transport important pour la ville. Le trafic fluvial à Avignon bénéficie de deux ports marchands, de stations d'accueil pour des bateaux-croisières et de divers aménagements des berges. À noter aussi la mise en place d'une navette fluviale gratuite.
Géologie et relief [modifier]
La région dans laquelle se situe Avignon est très riche en pierre calcaire et a permis de nombreuses constructions. Par exemple, Les remparts actuels, qui mesurent tout de même 4 330 mètres de long, ont été bâtis avec une pierre calcaire tendre très abondante dans la région que l’on appelle « molasse burdigalienne ».
Sur la commune d'Avignon, à l’abri des remparts, le rocher des Doms est une importante élévation calcaire. Les massifs calcaires sont très présents autour de la commune (Massif des Angles, Villeneuve-lès-Avignon, les Alpilles, etc.) et résultent en partie de l’océanisation du bassin liguro-provençal consécutive à la migration du bloc Sardo-corso.
L'autre élévation importante de la commune d'Avignon est la colline de Montfavet, une colline boisée à l'est de la commune.
La vallée du Rhône présente une zone d'alluvions anciennes : un dépôt meuble y couvre une grande partie du sol. Il se compose d'un limon sablonneux plus ou moins coloré de galets provenant principalement de roches siliceuses. Les îles du Rhône, dont l'île de la Barthelasse, sont nées de l'accumulation des dépôts alluvionnaires et du travail des hommes. Le relief y est donc assez faible malgré la création de buttes permettant aux locaux de se protéger en cas de forte montée des eaux (inondations).
Dans les terres qui se situent autour de la ville on peut noter la présence d’argile, limon, sable et calcaire3.
Hydrographie [modifier]
Le pont d'Avignon sur le Rhône. Au fond, le Mont Ventoux.
Le Rhône passe en bordure ouest de la commune mais est divisé en deux bras : On parle de « Petit Rhône », ou « bras mort » pour la partie est qui touche Avignon et « Grand Rhône » ou « bras vif » pour la partie ouest, celle qui touche Villeneuve-les-Avignon dans le département du Gard, entre les deux, un chapelet d'îles dont la plus grande est l'Île de la Barthelasse. En parallèle au Rhône, un canal a été créé.
La Durance, qui s'écoule en limite sud de la commune, vient se jeter dans le Rhône et marque aussitôt la limite avec les Bouches du Rhône.
Plusieurs plans d'eau naturels ou artificiels comme le lac de Saint-Chamand à l'est de la ville.
Climat [modifier]
Le climat est de type méditerranéen et se caractérise par des étés plutôt chauds et secs et des hivers doux.
Les températures moyennes oscilent entre 0 et 30° selon la saison, mais l'on a déjà pu enregistrer un record de température à 39,7° durant le mois de juillet et -14,0° (de nuit) enregistré en février4).
Le vent (principalement le Mistral) peut souffler au delà des 120 km/h. entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne mais pouvant monter jusqu'à 120 km/h les jours de forts vents.
Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètres carrés est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré.4
Les bords du Rhône et l'Île de la Barthelasse peuvent être sujets aux inondations durant l'automne et le mois de mars.
Histoire [modifier]
Le nom de la ville remonte aux environs du VIe siècle av. J.-C. Aouen(n)ion, mais qui a deux interprétations : ville du vent violent ou encore seigneur du fleuve. D’autres sources font remonter son origine au gaulois mignon (marais) et de l’article celtique défini.5
Occupation du site dès le Néolithique (stèle anthropomorphe retrouvée au Rocher des Doms et objets découverts dans le quartier de la Balance).6
Antiquité [modifier]
Fondée par les Phocéens de Marseille vers 539 av. J.-C. Elle devient par la suite et restera longtemps la capitale des Cavares. Strabon, le géographe grec, parle d'elle comme l’une des plus importantes ville de la région.6
A l'arrivée des légions romaines vers 120 av. J.-C., les Cavares se soumettent sans combat. Passée sous domination de l'Empire romain, Aouenion devient Avennio et fait maintenant partie de la Gaule Narbonnaise (118 av. J.-C.), puis de la 2e Viennaise. Avennio devient une cité de droit latin en 49 av. J.-C.7
Des remparts sont construits autour de la ville dès le premier siècle, (les Romains, lancés à la conquête de la Gaule, font d'Avignon une ville fortifiée), la ville couvre alors 46 hectares et a une population de près de 25 000 habitants.7
Moyen Âge [modifier]
Gondebaud, roi des Bourguignons, s’en empara au Ve siècle et s’y défendit contre Clovis Ier. Elle résista aux Vandales. Par la suite, elle fut la proie des Goths, et enfin des Francs sous Thierry Ier, roi d’Austrasie, en 612. En 730, les Sarrasins, qui se replient vers le sud après la défaite de Poitiers, s’en emparèrent mais ils en furent chassés par Charles Martel en 737.
Après le partage de l’empire de Charlemagne, Avignon fut comprise dans le royaume d’Arles ou royaume des Deux-Bourgogne et possédée en commun par les comtes de Provence et de Forcalquier, puis par ceux de Toulouse et de Provence. Sous la suzeraineté de ces comtes, elle fut dotée d’une administration autonome (création d’un consulat en 1129, deux ans avant sa voisine Arles) ; mais, lors de la guerre des Albigeois, la ville ayant pris parti pour Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse, elle fut assiégée et prise par le roi de France Louis VIII (1226). En 1249, elle s’érigea en une espèce de république à la mort de Raymond VII, ses héritiers étant partis en croisade.
Mais en 1251, elle fut forcée de se soumettre aux deux frères de Saint Louis, Alphonse de Poitiers et Charles d’Anjou, héritiers par les femmes des comtés de Toulouse et de Provence, qui en furent coseigneurs. Après la mort d’Alphonse (1271), Philippe III de France hérita de sa part d’Avignon, et il la transmit en 1285 à son fils Philippe le Bel. Celui-ci la céda en 1290 à Charles II d’Anjou, qui dès lors resta seul propriétaire de toute la ville.
Le palais des Papes.
Avignon, inscriptionau fronton du Palais des Légats (place du Palais).
Carte d'Avignon
Plan du palais des Papes en 1914.
La papauté d’Avignon [modifier]
Voir l’article détaillé : Papauté d’Avignon
Transfigurée par les papes au XIVe siècle, la cité rhodanienne a résisté aux assauts du temps. Églises, palais et couvents composent un décor médiéval spectaculaire et parfaitement conservé.
Avignon est connue comme ancienne cité papale. En 1309, sous le pape Clément V (ex-archevêque de Bordeaux), Avignon devint la résidence des papes, déjà possesseurs du comtat Venaissin ; elle fut vendue le 9 juin 1348 à Clément VI par Jeanne Ire de Naples, reine de Naples et comtesse de Provence. Au total ce sont neuf papes — dont deux schismatiques — qui vont se succéder dans le palais des Papes et enrichir celui-ci au fil des pontificats. À la fois forteresse et palais, la résidence papale est construite entre 1334 et 1363. Elle sera pendant près d'un siècle le siège de la chrétienté d'Occident. Sept papes et deux anti-papes s'y succédèrent. Après le retour définitif des souverains pontifes à Rome, au début du XVe siècle, elle devient la résidence des légats envoyés par le Vatican. La ville resta propriété de l'Église jusqu'en 1791, date à laquelle elle fut, avec le Comtat Venaissin, réunie à la France. Au XIXe siècle, le palais accueille successivement des soldats, des prisonniers, puis les archives départementales. Sa restauration débute en 1906.
La cour bouillonne et attire un grand nombre d'immigrants : marchands, peintres, sculpteurs, musiciens...
1309–1316 Clément V
1316–1334 Jean XXII
1334–1342 Benoît XII
1342–1352 Clément VI
1352–1362 Innocent VI
1362–1370 Bienheureux Urbain V
1370–1378 Grégoire XI
1378–1394 L’antipape Clément VII
1394–1423 L’antipape Benoît XIII
En 1355, Innocent VI fait élever de nouveaux remparts, afin d'englober les nouveaux faubourgs et de tenir les grandes compagnies à distance. Ces bandes de pillards épargnent la ville après avoir reçu une très dissuasive compensation financière. Puis les saints pères s'en retournent à Rome, les siècles passent... Et Avignon conserve sa muraille. Une muraille pas bien haute, finalement, que l'on pourrait presque enjamber et qu'un certain missionnaire, le père Labat, raillait ainsi en 1731 : « Si les boulets de canon n'étaient remplis que de vent, [les remparts] pourraient résister quelque temps. » Il a même été question un moment de les démolir. On les avait déjà percés : ils comptaient en effet 7 portes à l'origine, fermées la nuit et réduites à 4 vers le XVIe siècle. On en compte aujourd'hui 29, étroites poternes et brèches incluses. Les murs actuels (4 330 mètres de longueur) datent de 1356. Ils furent édifiés à la demande du pape Innocent VI pour englober les nouveaux quartiers d'une ville en pleine expansion et la protéger des bandes de pillards qui écumaient la région. Au XIXe siècle, l'architecte Viollet-le-Duc redessina l'ensemble. Parfaitement conservée, cette muraille basse à mâchicoulis ensère le cœur administratif et culturel de la ville. Un Avignonnais sur sept y a élu domicile.
Les remparts d'Avignon
Lorsque Grégoire XI ramena le siège de la papauté à Rome, en 1377, la ville d’Avignon fut administrée par un légat. Les papes revinrent l’habiter pendant le Grand Schisme (1379–1411). Puis, de nouveau, la cité fut administrée par un légat, assisté, de manière permanente à partir de 1542, par un vice-légat.
Temps modernes [modifier]
À la mort de l’archevêque d’Arles Philippe de Lévis (1475), le pape Sixte IV de Rome réduisit le diocèse d’Arles : il détacha le diocèse d’Avignon de la province d’Arles, l’érigea en archevêché et lui attribua comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison-la-Romaine.8
En 1562, la ville est assiégée par le baron des Adrets, qui voulait venger le massacre d’Orange9.
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la cour et des grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine10. La cour y séjourne trois semaines.
La ville reçut la visite de saint Vincent de Paul en 1607 et celle de saint François de Sales en 1622.8
En 1691, la fonction de légat est supprimée et le vice-légat gouverne désormais seul la cité.
Ultérieurement, Avignon, comme capitale du Comtat Venaissin, est donc restée possession pontificale jusqu’au 12 septembre 1791, date à laquelle l’Assemblée nationale constituante vota l’annexion d’Avignon et la réunion du Comtat Venaissin au royaume de France, suite à un référendum soumis aux habitants dudit Comtat.
Les 16 et 17 octobre 1791, Avignon a été impliquée dans les massacres dits de la Glacière.
À la création du département du Vaucluse le 12 août 1793, la ville en devient le chef-lieu. Cette réunion fut confirmée en 1797 par le traité de Tolentino. Pendant la Révolution et en 1815, Avignon fut le théâtre de déplorables excès : le maréchal Brune y fut assassiné.
Le 11 novembre 1948, Avignon reçoit une citation à l’ordre de la division. Cette distinction comporte l’attribution de la croix de guerre avec étoile d’argent.11
Anecdote fiscale : c’est le Rhône qui déterminait la frontière entre les terres pontificales et le royaume de France. Mais le fleuve était considéré comme territoire français. Lorsque les crues inondaient les bas-quartiers d’Avignon, les collecteurs d’impôts royaux venaient donc en barque prélever les impôts dus à la couronne.
Подписаться на:
Комментарии к сообщению (Atom)

Комментариев нет:
Отправить комментарий